Le Cameroun, vers une cacaoculture Zéro Déforestation

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Le gouvernement du Cameroun, la société civile et le secteur privé ont signé ce 13 janvier 2021 le cadre d’action commun de la feuille de route pour un cacao sans déforestation au Cameroun. Le pays est ainsi sur la voie d’une agriculture qui protège l’environnement.

Une cacaoculture qui respecte l’environnement, ne participe pas à la déforestation tout en améliorant les conditions de vie des propriétaires de cacaoyers, tel est le but du cadre d’action commun de la feuille de route pour un cacao sans déforestation au Cameroun. Pour son implémentation proprement dite, les parties prenantes de ce projet, ont signé ce 13 janvier 2021, cette feuille de route. A cet effet, le ministère de l’agriculture et du développement rural, le ministère du commerce, le ministère des forêts et de la faune, le ministère de l’environnement, de la protection de la nature et du développement durable, les principales sociétés d’achats de cacao, la coopérative des producteurs, les fabricants de chocolats et les acteurs de la société civile donc FODER vont désormais travailler main dans la main et de manière collaborative, pour mettre fin à la déforestation et à la dégradation des forêts dans la chaine d’approvisionnement du cacao.  Cette feuille de route a été élaboré à travers un processus participatif lancé le 31 janvier 2019 au Cameroun. Elle s’appuie sur la déclaration d’intention de l’initiative cacao et forêts de 2017.

Constituée de trois objectifs, cette feuille de route prévoit la conservation des parcs nationaux et des terres boisées, ainsi que la restauration des forêts qui ont été dégradée par les activités humaines, en particulier l’empiètement des plantations de cacao entre autres.  Elle prévoit également l’intensification et la diversification durable des revenus afin d’augmenter les rendements des agriculteurs et les moyens de subsistances, pour cultiver « plus de cacao sur moins de terres », et réduire ainsi la pression sur les forêts. Enfin, l’engagement et l’autonomisation des communautés productrices de cacao.  Elle comprend aussi des engagements à savoir, la promotion de la conservation et la restauration du domaine forestier, le renforcement de la productivité du cacao à long terme, la mise en œuvre de la traçabilité complète du cacao, de la plantation jusqu’à l’exportation. Ainsi, le cacao camerounais pourra se positionner comme un cacao durable, de qualité et répondre aux exigences du marché.

Une telle démarche est non seulement très importante pour l’évolution de la filière cacao au Cameroun mais également pour la protection de l’environnement. Le Cameroun est le quatrième plus grand producteur de cacao au monde, avec 290.000 millions de tonnes par an. Cette filière joue un rôle vital en termes de création d’emploi et de richesse pour les communautés locales. En quête d’un rang encore meilleur, le pays prévoit une production de 640.000 millions de tonnes par an d’ici 2030. Malheureusement, qui dit agriculture, dit déforestation. Une telle ambition serait fatale pour les forêts, et ne rien faire, serait handicapant pour l’économie du pays. D’où l’urgence et l’importance d’une filière cacao durable qui protège la forêt et améliore le niveau de vie des cacaoculteurs. La feuille de route étant ainsi signée, il ne reste plus que le lancement en ligne  du cadre  d’action pour un cacao sans déforestation au Cameroun prévu le 20 janvier 2021. Covid 19 oblige,  le lancement sera virtuel. Après quoi, les objectifs de la feuille de route seront réalisés concrètement sur le terrain.

L’association Forêt et Développement Rural (FODER) fidèle à sa logique d’intervention pour garantir la durabilité des ressources forestières à travers la conservation et la protection des forêts, fait partie des organisations de la société civile qui soutiennent cette initiative.

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