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Evaluation de l’indice de perception de l’intensité de la corruption (EIPC) dans les transactions foncières et sur les ressources naturelles autour du Parc national de la Bénoué

Contexte et justification
Le Cameroun est engagé dans la préservation de la biodiversité et entend faire de la gestion
durable des ressources naturelles un levier de son développement. Cependant, La réalisation de
cet objectif est déterminée par des facteurs tels que la qualité de la gouvernance institutionnelle,
économique et financière. La Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND 30) du
Cameroun identifie la corruption comme l’un des obstacles à l’efficacité de l’action publique de
développement y compris en matière de gestion de la faune où le Gouvernement du Cameroun
entend, entre autres, garantir la protection des espèces et des écosystèmes représentatifs de la
biodiversité, promouvoir l’écotourisme, sécuriser les aires protégées et renforcer la lutte contre
le braconnage et la criminalité faunique (Gouvernement du Cameroun, 2020). La corruption est
par ailleurs indexée dans la Stratégie nationale de Lutte anti braconnage et de lutte contre la
criminalité faunique comme étant un des défis auxquels sont confrontés les agents de contrôle
et l’un des freins à la mise en œuvre des réformes institutionnelles dans le secteur de la faune.
La corruption figure au rang des crimes organisés au même titre que le terrorisme ou le trafic des
armes et est présentée comme le catalyseur du trafic illicite de la faune sauvage et des atteintes
anthropiques aux habitats de la faune (Gouvernement du Cameroun, 2020).
Prenant la mesure des enjeux de la corruption sur le développement durable du pays, le
Cameroun s’est fixé comme défi, à travers la Stratégie nationale de lutte contre la corruption
(SNLCC) 2021-2025, de veiller à ce que la corruption ne soit pas un frein à l’atteinte des objectifs
nationaux y compris en matière de gestion durable de la faune et de leurs habitats. En effet, le
Gouvernement entend réduire d’ici 2030 le risque d’extinction des espèces pour le maintien de
la santé des écosystèmes et le bien-être des populations. Les aires protégées et la lutte contre le
braconnage et la criminalité faunique qui y est associée sont les éléments clé de la Stratégie de
préservation d’au moins 90% de la biodiversité selon la « vision biologique » du le Cameroun. Le
Parc national de la Bénoué (PNB) est une aire protégée aux enjeux multiples tant pour la
biodiversité, les populations que l’économie de la région du Nord et de l’ensemble du Cameroun.
Pourtant, le PNB, à l’exemple de plusieurs aires protégées du Cameroun, fait face à des défis tant
pour ce qui est de l’habitat de la faune que de la préservation des espèces elles-mêmes. Plusieurs
études dont celle sur les enjeux de gouvernance dans la gestion des terres et des ressources
naturelles du PNB montraient qu’outre la faible coordination institutionnelle et intersectorielle,
la corruption et les actes assimilés sont le carburant des atteintes aux terres et ressources
naturelles de ce parc national notamment dans sa zone périphérique constituée des couloirs de
passage de la faune et des zones d’intérêts cynégétiques dans un contexte marqué par un essor
démographique rapide et peu maîtrisé.
Forêts et développement rural (FODER) met en œuvre, en collaboration avec le Centre pour
l’environnement et le développement (CED) et la Wildlife conservation society (WCS), le projet
« Ecosystème du Nord Cameroun : vers une approche intégrée du paysage » (EcoNorCam). Ce
projet entend à travers des actions pilotes d’une « approche paysage », à partir du Parc national
de la Bénoué (PNB) et de sa périphérie, contribuer à la mise en place des mécanismes et
approches innovants favorisant l’implication de toutes les parties prenantes afin d’instaurer une
conservation de la biodiversité, une utilisation rationnelle des ressources naturelles et une
valorisation économique des ressources durables. Il a pour objectif global de promouvoir dans la
région du Nord du Cameroun, en relation avec les zones frontalières, un mode de gouvernance et
de gestion intégrées du territoire qui permette d’équilibrer les modes d’exploitation humaine des ressources naturelles et les besoins en préservation des espèces et des espaces protégés, en
particulier via des partenariats public-privé. En vue de permettre la contribution du projet
EcoNorCam à la résolution des défis de gouvernance observés dans la gestion des terres et de
ressources naturelles du PNB et de sa périphérie, FODER recherche les services d’un consultant
devant conduire une évaluation de l’indice de perception de la corruption (EIPC) dans la gestion
terres et des ressources naturelles à la périphérie du PNB. Ladite devra permettre d’une part à
renseigner, sur la base d’une méthodologie appropriée, la perception qu’on les différents acteurs
de l’intensité de la corruption dans la gestion des terres et des ressources naturelles (forêts,
faune, mines) autour du PNB et d’autre part son coût social, environnemental et financier.
L’évaluation devra ainsi aboutir à la formulation des propositions ainsi que la facilitation de la
mise en œuvre d’actions visant la réduction de l’ampleur de ce fléau sur la faune et la facilitation
de la cohabitation pacifique et durable entre les services de conservation et les populations
riveraines.

Pour en savoir plus de l’offre, cliquez sur le lien ci-dessous:


Télécharger “APPEL D’OFFRES Evaluation de l’indice de perception de l’intensité de la corruption (EIPC) dans les transactions foncières et sur les ressources naturelles autour du Parc national de la Bénoué” 4_AC_Consultant_EvaluationIPC_EcoNorCam_OK.pdf – Téléchargé 80 fois – 305 Ko

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