Reduicing Deforestation in Cameroon by strenghtening communities’ rights and UE action

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Les grands engagements du Cameroun tant au niveau national qu’international sont ancrés dans la vision que le pays s’est donnée pour son devenir à l’horizon 2035 : celle de devenir un pays émergent. Cet objectif global s’accompagne d’un ensemble d’objectifs intermédiaires :

(i) la réduction de la pauvreté ;

(ii) l’atteinte du stade de pays à revenus intermédiaires,

(iii) l’atteinte du stade de Nouveau Pays Industrialisé

(iv) la consolidation du processus démocratique et de l’unité nationale dans le respect de la diversité qui caractérise le pays.

En termes économiques, cela impliquera notamment une croissance soutenue, une révolution agricole fondée sur l’augmentation de la productivité, et un doublement de la part du secteur secondaire dans la structure du PIB (de 19 à 38%)[1]. Cette révolution agricole se traduit dans la politique agricole actuelle (« agriculture de seconde génération »). Cette politique couplée à la forte demande des produits agricoles (huile de palme, hévéas, banane…) est attractive des agro-industries. D’où la grande ruée des étrangers en quête de terres cultivables, mais surtout aussi des élites locales qui, généralement actionnaires des agro-industries, facilitent l’acquisition des terres à grande échelle. Les activités de ces agro-industries se font sur des terres forestières qui subissent une déforestation fâcheuse. Au-delà de la déforestation, les activités de ces agro-industries pausent de sérieux problèmes à la nappe phréatique, à l’air, à la santé des populations riveraines de ces activités. LA CPDN (Contributions Prévues Déterminées au niveau National) du Cameroun dans l’élan de protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique est effective. La réalisation de cette contribution et la création des conditions de vie acceptables autour des agro-industries requiert une veille citoyenne. En effet, la gestion du domaine national de laquelle découle l’octroi des concessions est questionnable, perfectible. Du coup, il est important que les parties prenantes à ce processus, surtout les ANE (Acteurs Non Etatiques) soient pleinement impliquées pour garantir le respect des textes en vigueur et surtout le bien être des communautés riveraines. L’absence ou l’insuffisance d’informations sur ces processus a généralement poussé les populations à se résigner face aux abus de toutes sortes. Les populations riveraines aux plantations de la SOCFIN (SOCAPALM) ne sont pas du reste. S’il faut reconnaitre et encourager les actions de la SYNAPARCAM en matière de lutte pour le bien être des paysans et populations riveraines du Cameroun, il ne faut pas ignorer leurs besoins en renforcement de capacité et autres qu’il est nécessaire de combler pour plus d’efficacité. Le projet « ReduicingDeforestation in Cameroon by strenghteningcommunities’ rights and UE action », (« Réduire la déforestation au Cameroun en renforçant les droits des communautés et l’action de l’UE ») mis en œuvre par FODER (au Cameroun) et FERN (en Europe) sous financement de Waterloo Foundation, s’inscrit dans ce cadre. A l’heure où l’adoption et la promulgation des nouvelles lois foncière et forestières sont attendues de tous, ce projet pourrait aider, contribuer à la compréhension de l’impact des agro-industries sur les populations riveraines aux Cameroun et partant, inspirer une réflexion sur des textes d’application des lois suscitées une fois promulguées, notamment en ce qui concerne la gestion des concessions foncières.

Les objectifs du projet :

Il est question généralement de réduire la déforestation au Cameroun, et spécifiquement de renforcer les capacités de la SYNAPARCAM pour une bonne défensedes droits des communautés riveraines aux exploitations de la SOCAPALM et d’influencer la politique de l’UE en matière de demande des produits à risque forestier

« A ne pas replanter sur les parcelles d’une superficie totale de 250 hectares autour des communautés villageoise sans qu’au préalable l’Administration ait distrait toute parcelle pressentie comme l’espace vital… » Article 6.h du bail emphytéotique de la Socapalm

Résultats :

- Capacités des membres de la SYNAPARCAMrenforcées 
- Les droits des communautés mieux connus et défendus

–          La légalité de la concession de SOCAPALM étudiée

–          Respect des engagements de la SOCAPALM est suivi

–          Visibilité accrue des actions de la SYNAPARCAM

Activités :

–          Renforcement des capacités

–          Recherche

–          Sensibilisation

–          Plaidoyer

Les cibles :

–          Les décideurs européens

–          Les décideurs camerounais

–          Les OSC européennes et camerounaises

–          Les communautés riveraines des plantations de la SOCAPALM

–          Les médias

Durée : 18 mois

Zones d’intervention :

–          Région du Centre (Département du Nyong-et-Kéllé)

–          Région du Littoral (Départements du Moungo et de la Sanaga Maritime)

–          Région du Sud (Département de l’Océan)

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