Projet ProMESS

Le Projet Mines-Environnement-Santé et Société (ProMESS), est un projet qui vise à l’amélioration de la gouvernance dans la gestion des ressources minières à travers la promotion de la transparence et la participation citoyenne active. Le projet couvre les régions de l’Est et l’Adamaoua. Plus spécifiquement les communes et communautés dans lesquelles l’exploitation minière artisanale et industrielle se déroule.

ProMESS intervient dans un contexte où l’exploitation minière au Cameroun se développe dans une opacité à nulle autre pareil et menace non seulement l’intégrité de l’environnement et le couvert forestier, mais aussi les moyens d’existence des communautés locales et autochtones déjà très pauvres.

Mis en œuvre par Forêts et Développement Rural (FODER), le projet ProMESS s’étend sur 48 mois. Et, pendant ces mois, l’équipe du projet s’attèlera à :

–       Promouvoir la transparence des opérations dans le secteur minier y compris dans la redistribution et la gestion des redevances minières

–      Engager des Organisations de la Société Civiles (OSC) locales ainsi que des communautés locales et autochtones riveraines des projets miniers dans l’observation indépendante de l’application des législations pertinentes dans le secteur minier ;

–  Créer des espaces de dialogue multi-acteurs de même que les partenariats et alliances actifs avec les administrations locales et les collectivités locales décentralisées (CLD) dans le secteur minier ;

–     Améliorer le cadre légal régissant le secteur minier Camerounais.

Enjeux du projet

Projet

Le Cameroun dispose d’un potentiel minier important qui grâce à une conjoncture internationale favorable, bénéficie d’un intérêt accru des politiques et attire de plus en plus d’investisseurs nationaux et internationaux. A ce jour, 52 types de substances minérales ont été reconnues au Cameroun avec un nombre important de cibles minières classées en gisements, indices et anomalies géochimiques. 18 substances ont déjà fait l’objet au moins d’une évaluation partielle de potentiel, pouvant les faire qualifier de gisements, tandis que 19 autres cibles présentent des indices intéressants tels que la

possibilité d’en démontrer un ou plusieurs gisements économiques est presque évidente.

 Plusieurs occurrences minérales constituent d’ailleurs des gisements de classe mondiale : le gisement de bauxite de Minim et Martap, dans l’Adamaoua avec au moins 1 milliard de tonnes, identifié avec une teneur moyenne de 43% d’alumine auxquels s’ajoutent les 120 millions de tonnes de bauxite du gisement voisin de Ngaoundal. Et avec ce potentiel, l’exploitation minière se développe dans une opacité à nulle autre pareil et menace non seulement l’intégrité de l’environnement et le couvert forestier, mais aussi les moyens d’existence des communautés locales et autochtones déjà très pauvres.

Les entretiens effectués avec les différentes parties prenantes du secteur minière au

Cameroun pendant la phase de consultation préalable à la formulation du projet ProMESS ont permis de ressortir des problèmes liés à l’accès à l’information

minière, au renforcement des capacités des acteurs, à la contribution effective et efficace du secteur minier au développement local et au manque de dialogue entre les différentes parties prenantes. C’est fort de tous ces constats et observations que le projet Mines-Environnement-Santé et Société (PROMESS) se propose de contribuer à l’amélioration de la gouvernance dans la gestion des ressources minières à travers la promotion de la transparence. Il été élaboré de manière participative avec les différents acteurs du secteur minier et les représentants des groupes bénéficiaires du projet. L’hypothèse sur laquelle repose ce projet est que : « le développement d’une économie minière durable est tributaire d’un niveau élevé de transparence et de participation active des citoyens dans la gestion des ressources minières ».

Methodologie

Le projet ProMESS a été développé sur la base des nouvelles orientations opérationnelles adoptées par FODER en matière de procédé de gestion des cycles du projet, qui visent à garantir l’appropriation et la durabilité des projets à travers des

approches déclencheurs de dynamiques à longue durée et des actions axées sur la participation effective, la valorisation de l’existant (en terme d’organisation, de compétences, de connaissances locales), le renforcement des capacités et de l’influence des groupes bénéficiaires et le transfert de responsabilité.

Pendant quatre ans le projet sera mis en œuvre à travers une approche véritablement participative. L’appropriation de l’action par les principales parties prenantes (PPP) qui a d’ores et déjà démarré sera régulièrement renforcée par :

  1. L’information des PPP sur le cycle de vie du projet : Les PPP seront régulièrement informées sur les étapes marquantes du cycle de vie du projet, à savoir la signature du contrat, le démarrage du projet, les ateliers, missions et réunions relatives au projet.
  2.  La participation des groupes bénéficiaires à la mise en œuvre de l’action : Le projet valorisera les compétences et les connaissances existantes au sein des communautés et des OSC locales en les impliquant activement dans la mise en œuvre de l’action.
  3.  Le renforcement des capacités et de l’influence des groupes bénéficiaires. Le projet renforcera par exemple les capacités des animateurs et facilitateurs à travers des ateliers de formations internes organisés au cours des réunions de coordination trimestrielles, ainsi qu’aux ateliers destinés à un public plus large issus des parties prenantes. Les OSC locales et les communautés bénéficiaires seront équipés des matériels de travail nécessaire à la bonne exécution des activités par les animateurs et facilitateurs locaux.
  4.  L’appui au plaidoyer et le lobbying : S’agissant du plaidoyer et lobbying, l’idée du projet n’est pas d’effectuer des actions de plaidoyer-lobbying à la place des communautés et des autres PPP, mais de renforcer leurs capacités d’influence par des méthodes et des outils appropriés, la fourniture d’informations et des conseils en stratégie et approches.

Résultats attendus

Les résultats attendus du projet sont :

• Les communautés locales riveraines, les collectivités locales et les organisations de la société civile ont une meilleure connaissance de la responsabilité sociétale des entreprises minières exerçant dans les régions de l’Adamaoua et de l’Est (ceci inclus : La transparence des politiques de RSE, celle des opérations et transactions ainsi que la redistribution et la gestion des revenus miniers)

• Au moins une organisation de la société civile par Région assure le suivi indépendant des activités minières et publie au moins un rapport par trimestre et par Région

• Au moins 03 cadres de dialogue multi-acteurs sont créés au niveau local et national pour discuter des questions relatives au développement durable de l’industrie minière au Cameroun. 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *